Qu’est-ce que l’apport en société ?
Lors de la création d’une société, chaque associé ou actionnaire contribue à la constitution du capital social en réalisant un apport. En échange, il reçoit des parts sociales ou des actions proportionnelles à sa contribution. C’est ce capital social qui constitue la « mise de départ » de l’entreprise.
Comme le précise BPI France Création, il existe trois types d’apports distincts, chacun avec ses propres règles et implications.
Les trois types d’apports
L’apport en numéraire
Le plus courantIl s’agit d’un apport en argent, versé sur un compte bancaire bloqué au nom de la société en formation. C’est la forme d’apport la plus simple et la plus répandue. Les fonds sont débloqués dès l’immatriculation de la société au registre du commerce.
À noter : pour une SARL, au moins 1/5 du capital doit être libéré à la création, le reste pouvant être versé dans les 5 ans. Pour une SAS/SASU, au moins la moitié doit être libérée immédiatement.
L’apport en nature
Biens matériels ou immatérielsIl correspond à l’apport d’un bien autre que de l’argent : matériel professionnel, véhicule, fonds de commerce, brevet, logiciel, portefeuille clients… Ces biens doivent être évalués par un commissaire aux apports (obligatoire au-delà de certains seuils) pour éviter une surévaluation du capital.
À noter : l’apport en nature permet de valoriser ce que vous apportez sans sortir de trésorerie, mais les formalités sont plus lourdes.
L’apport en industrie
Compétences et savoir-faireMoins connu, l’apport en industrie correspond à la mise à disposition de compétences, d’un savoir-faire ou d’un réseau. Il ne contribue pas à la formation du capital social (donc pas de droits de vote ni de parts cessibles en contrepartie), mais peut être prévu dans les statuts pour valoriser la contribution d’un associé « opérationnel ».
À noter : autorisé dans les SARL et SAS, interdit dans les SA.
Quel capital minimum selon le statut juridique ?
| Forme juridique | Capital minimum légal | Capital recommandé en pratique |
|---|---|---|
| SASU | 1 € | 1 000 € – 5 000 € minimum |
| SAS | 1 € | 1 000 € – 10 000 € selon l’activité |
| EURL | 1 € | 1 000 € – 5 000 € minimum |
| SARL | 1 € | 1 000 € – 10 000 € selon l’activité |
| SA | 37 000 € | 37 000 € minimum obligatoire |
| SCI | 1 € | Variable selon les apports immobiliers |
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Si la loi vous autorise à démarrer avec 1 €, la réalité économique impose souvent de réfléchir davantage. Voici les critères à prendre en compte pour fixer un capital adapté :
1. Les besoins de trésorerie au démarrage
Le capital social est l’une des premières sources de financement de votre activité. Il doit couvrir vos premiers mois de fonctionnement avant que les revenus arrivent : loyer, matériel, salaires, frais de communication… Estimez votre besoin de trésorerie sur 3 à 6 mois et assurez-vous que votre capital y contribue significativement.
2. La crédibilité auprès des partenaires financiers
Les banques regardent le capital social comme un signal de solidité financière. Un capital trop faible peut compliquer l’obtention d’un prêt professionnel ou d’une ligne de crédit. En règle générale, un capital représentant 10 à 20 % du chiffre d’affaires prévisionnel de la première année est un bon repère.
3. Les exigences sectorielles
Certains secteurs ou certains clients (marchés publics, grandes entreprises) imposent un niveau minimal de capital ou de fonds propres pour accéder à leurs appels d’offres. Renseignez-vous sur les pratiques de votre secteur avant de fixer votre capital.
Comment se déroule le dépôt du capital ?
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Antonin Faure – Team Khompta
4 mai 2026